Arsenal - Auxerre

Le départ avait été donné à 6h du matin, le mardi 22 octobre 2002.
Pour les Ultras, direction la capitale anglaise. Dans le car, il y avait plus de litres d'alcool que de supporters. Comme souvent, on s'arrêtait sur Paname pour prendre la UASP à peu près au complet.
Après 7 heures de trajet environ, on arrive sur Calais pour prendre le Channel. Là, deux heures d'attente nous attendent avant de pouvoir embarquer sur le train avec le car. La durée de la traversée fut de trois quart d'heure, mais nous n'avons pas vu le temps passer car nous avons tapé un foot improvisé au milieu du train.
Arrivés sur Londres, c'est 3 heures de périf que nous avons dû subir avant de rentrer dans les quartiers chics de la capitale anglaise.
Le chauffeur ne connaissait apparement pas les lieux puisque nous sommes tombés directement dans le quartier de Tottenham, ennemi de notre adversaire du soir. Garés derrière le stade, nous nous dirigeons vers les portes du stade. Mais les stewards à l'entrée ne laissaient pas rentrer les tambours, les drapeaux, les étendards et les bâches. Au niveau du nombre de supporters, tout le parcage nous étant attribué était rempli, dont une soixantaine d'Ultras.
L'impression que l'on a eu en entrant dans le parcage a été magique. Guy Roux vient nous saluer avant le match. Pour l'anecdote, il nous a demandé de ne pas franchir la barrière qui sépare la pelouse des tribunes et de rester "sages". C'est en chantant leurs noms que l'on a accueilli les joueurs de l'équipe. Du côté du stade, il était rempli mais comme dans beaucoup de stade en Angleterre, il n'était pas très bruyant. En fait, c'est nous qui avons dominé au niveau chants et ambiance, notamment à l'entrée des joueurs sur le terrain où nous avons entonnés une mémorable Marseillaise. Et même si les stewards nous ont bien cassé les couilles parce qu'ils voulaient qu'on s'assoit, et que nous ne voulions pas, cela n'a pas refroidi nos ardeurs.
Au moment du but anglais et de l'entrée de Pires, le stade a fait un bruit et là, nous ne pouvions plus rivaliser. Finalement, l'équipe chère à notre coeur l'emporta 2 à 1... Tous les joueurs sont venus nous saluer à la fin du match ainsi que Gérard Bourgoin, venu nous dire le score du match Eindhoven/Dortmund. On ressort du stade fiers d'avoir assistés au match qui d'une part a relancé l'AJA pour la qualification au deuxième tour mais d'autre pas qui a été le plus beau de l'AJA en Ligue des Champions cette saison.
Arrivés au Channel, nous avons encore attendu 2 heures. Pendant ce temps là, on s'est tapé un foot dans le froid britannique. On lâche la UASP à Paris avant d'arriver sur Auxerre vers 11 heures.