| Bordeaux - Auxerre |
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Pour cet avant-dernier déplacement de la saison, la mobilisation est faible dans nos rangs, puisque seuls Sub et moi représenteront notre groupe.
Les déps coûtent cher et comme l'on doit tout payer de notre poche, pas facile … C'est le moral au plus haut que nous nous retrouvons à 11h gare Montparnasse, non loin du domicile d'Aurel, pour une escapade de 24 heures en terre girondine. Le matos (bâche, 2 étendards, 1 drapeau) dans le sac, nous embarquons dans le TGV. Le voyage aller est pépère : j'ai même le temps de réviser les cours que j'ai séché le matin même. Après un festin royal et une bonne sieste, nous arrivons en gare, trois heures plus tard, sous un soleil radieux et une chaleur estivale. Quel bel accueil ! Manquait plus que les stripteaseuses ! Quelques péripéties nous retardent. Après quelques négociations nous réussissons à obtenir une saxo de location, immatriculée 93, pour bien arranger nos affaires. Un p'tit tour à l'hôtel pour faire le point et s'équiper, mais il est déjà 17h, pas le temps de traîner ; on prend la route du stade Chaban Delmas. Un bon raccourci nous fait gagner une petite demi-heure. Après une demi-heure de repérage, on arrive aux guichets visiteurs en anonymes. Il est 18h. Nous sommes les premiers auxerrois arrivés. On se change puis on passe à la fouille qui s'avère longue et sévère, à la limite du légal ... La bâche "UA section PARIS" n'a pas l'air appréciée par la sécu mais on s'en tape. On bâche au milieu de la tribune (virage nord-est haut). Les Rudies, venus à quatre, nous rejoignent quelques minutes plus tard. Un coup de scotch (Tiens Juju, y'a aussi ça à racheter …) est le bienvenu. Puis nous attendons gentiment le début du match. Bronzette pour certains en tribune ! Une dizaine de BA viennent compléter le parcage, et portent le nombre d'auxerrois présents à une quarantaine. En revanche l'affluence dans le stade est très bonne et les locaux se sont certainement mobilisés pour ce match à enjeu. A l'entrée des joueurs, rien d'exceptionnel de notre côté. Côté bordelais, joli tifo-feuilles couleur marine et blanc qui recouvre l'ensemble du virage Sud. Soulignons aussi leur message " Seule la mort détruira notre foi. ". Dès les premiers instants, le ton est donné. Le kop bordelais pousse fort son équipe. Mais leur prestation dure tout le long de la mi-temps avec des chants variés, parfaitement audibles malgré la distance qui nous sépare. Les gestuelles sont soutenues et les torches sont cramées toutes les deux minutes. L'animation de leur virage est appuyée par une bonne agitation de drapeaux (dont deux drapeaux géants). Bref, ils fournissent une grosse prestation d'ensemble. De notre côté on se contente d'agiter les drapeaux. Sur le terrain, le match est vivant et à plusieurs reprises l'ouverture du score est proche. La deuxième mi-temps démarre sur un bon rythme. Le virage Sud repart sur les mêmes bases et lance un "aux armes" bien repris par le virage Nord. Le reste du public se contente d'applaudir mais l'ambiance monte. Au fur et à mesure que le temps s'écoule nous croyons à la victoire. Sur le terrain, notre équipe souffre mais ne rompt pas. Elle s'offre même le luxe d'inscrire un beau but (Cissé) sur un contre rondement mené ! C'est l'explosion de joie dans le parcage !! Mais la joie laisse vite la place à l'angoisse. Alors que les Bordelais se font de plus en plus calmes, quelques chants sont lancés vers nos joueurs à quelques moments clé. Tandis que j'assure le minimum au drapeau (comme en première mi-temps) , Sub drague les rares bourguignonnes présentes (comme en première mi-temps). Ah, on se refait pas !! Nous descendons en tribune basse pour les derniers instants. Nos joueurs viennent nous saluer au coup de sifflet final. Cool, Radet, Grichting, et Mathis restent plus longuement nous remercier. Ensuite, nous remontons, débâchons assez vite et quittons le stade comme nous y étions entrés. Nous nous fondons dans la masse pour regagner le véhicule. Dur dur de contenir sa joie ... (on a tous connu ça). Une petite heure de bouchons dans Bordeaux Centre nous ralentira. Peu importe, on savoure tranquillement la victoire. Un rapide casse-dâle et nous arrivons enfin à l'hôtel, relativement épuisés. (à 4 ou 5 ouaspés, on se tapait la tournée des pubs bordelais) A 1h30 nous sommes déjà pieutés. Le lever à 9h, le lendemain, s'effectue correctement. On a le temps de prendre notre petit déj en terrasse avant de lâcher la caisse, à la gare, à 11h. Nous arrivons finalement à 14h30 à Paname, où nous nous séparons l'esprit serein, fiers d'avoir assuré le déplacement. Titou
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