Lille - Auxerre

Ce soir, le championnat nous propose un déplacement dans le Nord pour le compte de la 27ème journée de championnat. C’est donc dans un bus commun avec les BA qu’une trentaine d’ultras prennent le départ vers 11 heures, direction Lille. Après le premier arrêt à Paname pour prendre notre section Paris, on se retrouve à une quarantaine dans le bus magique. L’ambiance est soft : on parle du futur du groupe, des prochaines réunions qu’on va faire, des journées-matos prévues en fin d’année…etc. Les canettes se vident avec l’avancée vers Lille et après trois arrêts entre Paris et Lille (décidemment on ne comprendra jamais Janol !), on arrive enfin au rendez vous d’escorte…et là, barres de rires. On n’a toujours pas compris si c’était des vrais flics, une compagnie privée ou des gars envoyés par les Surgelés Picard. En tout cas on nous a amené deux vieux motards avec des gyrophares encore plus moches qu’eux…et quand on parle d’escorte, c’est un grand mot…des motards qui prennent un kilomètre d’avance sur le car, c’est du jamais vu…Enfin bref, après ce périple, on arrive enfin sur Grimonprez Jooris, une petite heure avant le début du match.
On rentre tranquillement tout le matos, mais un problème se pose pour poser la bâche : « nan pas là, ça cache la pub » ; « nan pas là, la ligue ne veut pas » ; « nan pas là, c’est trop haut »…En clair une sécu un peu casse-couilles. On arrive quand même à bâcher sur le grillage au-dessus de l’entrée, mais les BA galèrent pour poser la leur. Après plusieurs endroits infructueux, ils bâchent à l’arrache avec des bouts de ficelles de chaque côté du grillage. Nous sommes finalement un peu plus d'une quinzaine d’UA après que Cachalot nous ait rejoint sur place, pour une bonne trentaine d’ultras à se défoncer.

Le match commence avec de notre côté le voile sorti à Rennes entouré de quelques étendards. L’ambiance déchire bien, les chants sont constants et durent longtemps. De notre côté, grosse satisfaction niveau agitations : au minimum, trois ou quatre drapeaux levés constamment sur chaque chants. Les gestuelles sont très bien assurées, et les étendards sont régulièrement levés. Pour résumer une très bonne première mi-temps avec un mouvement sur « à l’ouest, à l’est, au nord, au sud de la France » en courant dans la tribune qui claquait vraiment bien… A la pause, les équipes rentrent sur un score nul et vierge ; nous en profite pour discuter un peu avec un gars des UL venu nous passer un petit coucou.
Le match reprend avec la même motivation de notre côté ; toujours les agitations qui rythment des chants toujours aussi bien suivis et aussi constants. Sur le terrain, Lille ouvre la marque et gardera le score jusqu’à la fin du match. En tribune cela démotive un peu les gars mais on fini pas trop mal. Cissé viendra offrir son maillot et Lachuer, Cool et Radet nous ferons un petit signe de la main…rien de bien nouveau, on voit toujours les mêmes…
On remballe le matos et on sort tranquillement après une demi-heure d’attente. La sécu nous joue le coup du « dépêchez-vous les gars, on a pas que ça à faire… », alors qu’on se faisait entendre une dernière fois par les joueurs devant leur bus. On est donc poussé très rapidement dans notre bus et on rentre direction la Burgundia. On rythme des nombreux arrêts (Janol remet ça.. !), Hervé se distingue en jouant à Cheeta. En effet, cet énergumène de Mongolie profonde grimpe sur tout ce qu’il peut trouver : bus, station d’aire d’autoroute, sapins, bennes à ordures, postes de surveillances… Après ces quelques moments de solitudes, les parisiens sont lâchés vers 23 heures, et le bus rentre sur Auxerre…

Côté Lillois, animation en début de match chez les DVE/Insula à base de petits drapeaux à damiers, ainsi qu’un espèce de voile/bande chez les Rijsel Spirit ; plutôt bon rendu. Pendant le match, un petit côté de déception reste sur la puissance des chants malgré le nombre. Peut-être est-ce dû au fait qu’il n’y ait pas de toit. Sinon bonne poussée sur le « aux armes », suivi la troisième fois par le reste du stade.

Porképik