Ils restent prudents et ne pavoisent pas : les supporters
de l'AJA hisseront les voiles
Emeric Guillaume a un prénom breton, mais c’est le président des Ultras
auxerrois. « Je suis optimiste mais, samedi, je sais que la tension va monter,
car le match Auxerre - Rennes, pour moi, c’est du cinquante-cinquante »,
confiait-il avant-hier. « Rennes joue sa saison sur ce match, très important
pour lui puisqu’il joue le maintien en D 1. Mais si l’on gagne, c’est sûr qu’on
fera quelque chose. On improvisera la fête. »
Sans vendre la peau de l’ours,
la finale, les Ultras la préparent depuis un mois. Réservations oblige. Quinze
autocars sont d’ores et déjà préréservés pour Paris, et des écharpes et
tee-shirts ont été commandés pour être vendus dès lundi. « Si jamais l’on gagne
à Paris, en finale, c’est sûr que ce sera la grosse fête. J’espère bien qu’on
ira se promener aux Champs-Elysées en bus. Et sur Auxerre, on ne sera pas
couchés de bonne heure le 31 mai… »
96, souvenir
magique
Bastien Delagneau et Raphaël Mivielle, des Blue Angels, sont
un peu dans le même état d’esprit. « Rennes, cela joue bien », dit Bastien, le
vice-président des Blue Angels. « Frédéric Jay et Cyril Jeunechamp, que l’on
connaît bien à Auxerre, sont de bons joueurs. Auxerre et Rennes ont tous deux
leur chance, car la motivation est très forte de part et d’autre, et pour moi,
c’est vraiment cinquante-cinquante. »
Question ambiance : « Les groupes de
Blue Angels ont préparé quelques surprises pour ce soir. On verra sans doute
quelques voiles ». Cependant, eux aussi ont déjà préparé la finale, lancé le
déplacement en bus du 31 mai au Stade de France. Les Blue Angels rêvent d’un
match contre Bordeaux, car une finale contre le PS-G à Paris serait difficile.
« Paris mise tout sur la Coupe », dit Raphaël.
L’ambiance est-elle vraiment
au rendez-vous, à Auxerre, pour la demi-finale ? « En 96, c’était magique », se
souvient Raphaël. « Mais je crois que l’on fera surtout la fête si l’on gagne au
Stade de France. Peut-être que, pour la finale, la ville fera un effort. Mais il
n’y a plus tout à fait les ambiances d’antan… A force, c’est comme tout, cela
s’use. »
Propos recueillis par N.-J. E.
26.04.03 à 04h01