L'Yonne Républicaine

Les coulisses de l'AJA

Vanessa MESONES

Quatre-vingt bus auxerrois à la finale

Un cortège long de près de cinq kilomètres escorté par la police nationale, soit l'équivalent de 80 bus, partira sur l'A6, direction la Capitale et le Stade de France.
La Seine Saint-Denis sera le théâtre d'une opposition inédite en Coupe de France entre le PSG et l'AJA. Raison de plus pour ne pas manquer à la fête. Dans ce convoi de blanc et de bleu, les membres des trois associations icaunaises chanteront à l'unisson le refrain éternel de leur amour pour le foot et pour cette jeunesse auxerroise qui les a menés jusqu'en Ligue des champions, puis en finale de le Coupe de France aujourd'hui.
Dans le sinueux convoi, les Ultras seront bien sûr du voyage. Thierry Poquereau, l'ex-secrétaire de l'association et fidèle adhérent, sent l'enthousiasme monter depuis quelques semaines : « c'est une saison bien remplie. Un bilan satisfaisant puisque Auxerre fut le club français engagé dans la compétition européenne à aller le plus loin, explique Thierry.
Cela restera quand même une saison un peu gâchée. Avec l'effectif de qualité que nous avions cette année, Auxerre aurait dû faire quelque chose de plus grand. Peut être que l'accumulation des matches et des compétitions a joué sur leur état de forme, alors nous attendons le 31 mai avec impatience. Pourvu que nous entamions la trêve en apothéose en ramenant cette fameuse coupe en Bourgogne ».

Round d'observation

Pendant que les joueurs préparent l'événement, les Ultras, eux, comme l'ensemble de supporters s'organisent pour faire de cette dernière journée, une soirée festive en l'espérant glorieuse. « Cette coupe est particulière. Elle représente tous les clubs français contrairement à la Coupe de la ligue. Depuis le match de qualification face à Angoulême, nous nous affairons. Depuis un mois nous essayons de tout coordonner. Les maquettes, les tee-shirts, les logos, tout est prêt ».
Les tribunes du stade de France seront repeintes de bleu et blanc et les tifosi déployés à n'en pas douter avec ferveur. « Nous dresserons les logos de la Bourgogne, de la croix de Malte et un immense damier bleu et blanc » confirme Thierry. La motivation est collégiale, peut être leur portera-t-elle chance.
«Comme Obélix, moi je suis tombé dedans tout petit » se justifie Thierry. « Je suis l'AJA depuis l'épopée 79 » lance-t-il.
Originaire de Châteauroux, il avoue volontiers être tombé amoureux de cette équipe « modeste et sans argent à ses débuts, mais qui faisait déjà parler d'elle. Aujourd'hui elle fait partie du gotha européen et joue des challenges intercontinentaux » souligne Thierry.
Quant au match de samedi, le dernier du championnat et contre Paris, il s'inquiète de la tournure que pourrait prendre ce round d'observation.
« Je crains fort que Luis Fernandez mette en jeu une équipe plus faible capable de jouer la provoque. On
connaît les Parisiens. Il faudra rester vigilant sur les cartons et leur stratégie de déstabilisation » analyse-t-il. « Toutefois nous serons là pour booster notre équipe et faire en sorte que nos voix aient un impact réel sur le cours du match. Pour cela, il faudrait que toutes les tribunes s'y mettent. Le stade doit de se réveiller.
En tout cas, nous, nous y serons » martèle Thierry.



23.05.03 à 00h00